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Tcha in India

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25 janvier 2014

Go, Go, Goa!

Ca y est, nous avons enfin découvert ce petit bout de paradis de l'Inde où les plages, plus ou moins calmes, se succèdent sur plus de 120km le long du littoral ouest de l'Inde, à environ 600km au sud de Bombay (ah oui, c'est pas la porte à côté tout de même!)

Plage de Palolem à Goa

Venant de la citadine Bombay, on apprécie d'autant plus la verdure, le calme, l'air pur et le côté relax de cette ancienne colonie portugaise (jusqu'en 1961!) devenue aujourd'hui une destination très touristique. Même si la densité de population est beaucoup moins élevée qu'à Bombay, il ne faut pas non plus s'attendre en cette haute saison à se retrouver seul sur la plage! De façon assez surprenante d'ailleurs, on se retrouve catapulté au milieu de touristes russes qui en ont fait une de leurs destinations phares. Ce sont des clients tellement réguliers que beaucoup d'écriteaux ou de menus sont traduits en russe. Etonnant!

Mais passé l'ambiance moscovite, on se détend très vite avec le bruit des vagues, le bruissement du vent dans les cocotiers et l'excellente cuisine de la région à prédominance de poisson et fruits de mer. Le pied! Il ne reste plus qu'à regarder le soleil se coucher sur la mer d'Oman, une bonne bière fraîche à la main et les orteils confortablement nichés dans le sable...

Un week-end ressourçant et qui permet de faire une vraie coupure avec l'épuisante Bombay!

Bises goanaises

 

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1 janvier 2014

Santa in China

Cher toutes et tous,

Tout d'abord, tous mes voeux de bonheur pour cette nouvelle année qui commence et, avec un peu de retard, Joyeux Noël à tous ceux à qui je ne l'aurais pas encore souhaité car, vacances obligent, nous étions loins des ordinateurs le 25 décembre.

En effet, la semaine dernière, nous sommes allés trouver Santa Claus (a.k.a. le Père Noël) en Chine, à Shanghai plus précisemment.

Quel moustique nous a donc piqué me direz-vous? Quelle idée a bien pu nous pousser à passer de la ville la plus peuplée d'Inde à la ville la plus peuplée de Chine? Une sorte de sado-masochie citadine? Et bien non, il s'avère tout simplement que le petit frère de Vincent, Marc-Antoine (a.k.a. Mac ... et oui, comme le Père Noël, il a plusieurs noms, la classe!), effectue un stage de six mois là-bas et que c'était l'occasion rêvée de mettre un premier pied dans l'Empire du Milieu.

Malgré ses températures saisissantes, dignes d'un hiver savoyard, Shanghai s'est avérée pleines de belles découvertes & surprises. Son quartier de l'ex-concession française, bordé de platanes et aux airs étonnamment européens, ses jardins apaisants remplis d'aficionados de jeux d'argent, et sa cuisine à la hauteur de sa réputation (une des meilleures cuisines au monde, dixit ma baroudeuse de marraine!)

Le temple de Confucius, havre de zénitude au milieu des gratte-ciels

Mais surtout, ce qui m'a frappé à Shanghai et a éveillé ma curiosité, c'est ce savant mélange entre modernité et tradition. Je sais, ça fait un peu cliché comme impression, mais Shanghai est sûrement la seule ville chinoise où ces deux opposés se côtoient de façon aussi flagrante. Les nombreux deux-roues, si chers aux chinois, sont essentiellement représentés par de silencieux scooters électriques. Le métro est rempli de passagers rivés sur leurs écrans de smartphones, cependant il est rare de tomber sur un chinois qui parle correctement anglais (et la plupart, pas du tout!). Le quartier des affaires de Pudong, à la pointe de la modernité, fait face aux historiques façades du Bund, tandis que des chiffonniers édifient des monticules de cartons sur leurs maigres bicyclettes sous la lueur d'écrans publicitaires ogresques. Les différents temples intemporels de la ville se découpent sur l'horizon d'immeubles vertigineux. Starbucks est implanté à chaque coin de rue alors que l'eau du robinet n'est pas potable. Voilà, c'est tout ça Shanghai, une ville qui se développe plus vite que son ombre (chinoise!) mais qui n'en oublie pas ses racines (de bonzaï!).

Sur l'album photo correspondant, vous pourrez aussi admirer quelques vues à couper le souffle des montagnes jaunes (Huangshan), un massif culminant à 1800m d'altitude au sud-ouest de Shanghai (enfin après 6h de bus non chauffé!) et classé patrimoine mondial de l'UNESCO. Allez voir les clichés et vous comprendrez!

Bises shanghaises

 

 

11 décembre 2013

Prose ferroviaire

Et oui, maintenant que je travaille tous les jours, je dois affronter le train quotidiennement! Et le train, comment dire... c'est une belle métaphore de l'Inde: il y a des jours où on l'adore et des jours où on le déteste. C'est un surprenant mélange d'amour-haine qu'on ne ressent nulle part ailleurs et cette spécificité indienne inspire... alors un peu de poésie pour enjoliver les jours où on préférerait rester sur la plateforme!

 

Entrée en gare

La tension monte, les corps se raidissent, le cœur palpite,

Les mains s’accrochent  nerveusement au métal froid des poignées

Prêtes à expulser le reste du corps par l’orifice béant du train

Comme on se prépare à pousser sur des étriers

Sachant que ça va être douloureux mais qu’il n’y a qu’une seule issue

L’extérieur,  l’air frais, ventilé, où l’on peut de nouveau respirer

Pas cette moiteur humide, poisseuse, à peine apaisée par le ronronnement des ventilateurs

Où les corps s’entassent, se pressent, mélangent leur sueur et leurs humeurs,

Dans une étrange ambiance de bienveillance mêlée d’animosité

Où le sourire peut très vite faire place à la férocité…

Mais voilà que le train ralentit, on pousse, on crie,

Et en quelques secondes on est vomi de la matrice

Porté par le flot de la foule mue par cette force naturelle qu’on appelle la survie

 

Le wagon des couleurs

Arc-en-ciel de saris, palette joyeuse qui égaye le terne du quotidien

Le wagon réservé aux femmes est comme une oasis de couleurs au milieu du gris de la ville

Qui surgit tel un mirage à travers le semi-obscure des grilles du wagon

Où nos yeux soudainement éblouis ne savent plus où donner du regard tant les étoffes, les tissus, les foulards

Rivalisent par leur vivacité de coloris : rose tagada, vert granny smith, bleu curaçao, jaune curcuma,

On se délecte de cette farandole de couleurs comme de friandises dans une vitrine, se régalant de leur mélange,

Souvent détonnant, parfois audacieux, rarement indigeste mais toujours porté avec grâce par celles

qui, bravant chaque jour les affres du train, n’oublient pas leur coquetterie en chemin

 

Les banquettes musicales

A l’heure de pointe se joue un jeu ancestral : les chaises musicales

Chaises dans le train il n’en est point

Mais le stratagème reste le même

Le principe est enfantin pour qui souhaite s’asseoir dans le train

Demander au chanceux assis sa destination

Et lui piquer sa place une fois arrivé à sa station

Le confort sur les banquettes n’étant pas égal

Il faut être aussi stratégique que dans une bataille navale

Ambitieux, rusé et téméraire

Pour avoir une chance de poser son derrière

 

Train Bombay

 

 

 

 

 

 

 

27 novembre 2013

Deux mois déjà... et de nouvelles perspectives s'offrent à moi!

La neige commence à tomber en France et ici la saison sèche est déjà bien entamée: ciel bleu sans nuage tous les jours et on a déjà oublié ce qu'était une goutte de pluie!

J'ai également passé la barre des deux mois à Bombay et je me dois de vous tenir au courant de l'évolution de ma situation dans cette ville tentaculaire.

Niveau installation de l'apartement, plus que quelques petites touches de déco et on sera au top! Mais l'essentiel est là et nous avons déjà hébérgé des personnes à la maison donc nous sommes officiellement opérationnels! A bon entendeur... ;-)

Niveau recherche d'emploi, ça s'avère un peu plus compliqué que prévu. Le marché du travail indien étant très protectionniste (avec 1,2 milliard d'indiens ça peut se comprendre!), il est très difficile pour un étranger de décrocher un contrat et les lois ne facilitent pas la chose (nécessité de justifier pourquoi on emploie un étranger plutôt qu'un indien, seuil salarial très élevé pour l'obtention du visa de travail et gros risques encourus si on s'amuse à travailler sous visa touriste).Souvent, je fais face à cette situation du chien qui se mord la queue: je ne peux pas travailler sans visa de travail (dès que j'annonce que j'ai pour l'instant un visa touriste, les portes se referment automatiquement sur moi...) mais pour obtenir ce fameux visa il me faut un contrat de travail! C'est le cercle vicieux...

De plus, contrairement au Cambodge, les compétences sont là en Inde, notamment au niveau de l'enseignement de l'anglais qui fait partie des principales langues officielles du pays (pas de bol pour moi!). Du coup j'ai essayé d'élargir mon champ de recherche à l'enseignement du français mais pour l'instant j'ai fait chou blanc. Stratégiquement, j'essaie de tout miser sur le réseau (surtout en Asie) et de me faire connaître dans le milieu des profs et des ONG.

Au final, j'ai tout de même réussi à décrocher un petit ticket d'entrée à l'université de Mumbai où j'anime un cours de conversation à des étudiantes du département de français. Ca ne représente pas grand chose en termes d'heures et de rémunération (seulement de quoi aller m'acheter des friandises!) mais les étudiantes sont adorables et c'est sympa de se retrouver de nouveau dans un environnement universitaire (ouh qu'elles sont loins mes années étudiantes!)

Je donne également un coup de main à une ONG éducative appelée Sahyog qui intervient auprès des enfants et des femmes en milieu défavorisé (généralement des bidonvilles): http://www.sahyogchehak.org.in/. Cette ONG a entre autres créé une petite bibliothèque dans un slum réhabilité (on rase un bidonville du centre-ville pour parquer les habitants beaucoup plus loin dans des espèces de HLM). Je m'y rends bénévolement tous les lundis pour aider les animatrices à améliorer leur anglais et construire des séances pédagogiques autour des livres.

Le ChatGrâce à cette ONG, j'en ai rencontré une autre (le réseau!), plus importante, et qui a l'habitude d'employer des étrangers. Atma (http://atma.org.in/about-us) est une sorte "d'ONG pour ONG" dans le sens où elle apporte conseils, soutien et formations aux jeunes ONG éducatives de Bombay. Ca ressemble un peu à ce que fait Vincent dans le domaine de la micro-finance: il ne travaille pas directement avec les bénéficiaires mais avec les partenaires indiens locaux pour les aider à mener au mieux leurs programmes et à se développer. En gros, c'est du "consulting" et du "capacity building" dans le langage barbare du monde des entreprises! Atma m'a donc proposé de mener un projet de développement d'une plateforme de bénévoles pour une ONG qui travaille avec des enfants handicappés. Donc pas de l'enseignement à proprement parlé, mais je reste dans le domaine de l'éducation. De nouveau, je vais travailler pour la gloire car ce projet s'organise sur la base du bénévolat. Mais ça a l'air très intéressant et je suis curieuse de m'essayer à quelque chose de nouveau et différent de l'enseignement tel que je le connais depuis ces sept dernières années. C'est un challenge que j'ai hâte de relever car j'avoue que je suis un peu en manque de stimulation intellectuelle après deux mois de "despatriate housewife" (copyright Itay Noy!). Cette situation est renforcée par le fait que Vincent a une charge de travail énormé (certes en contrepartie d'un salaire sur lequel on peut vivre à deux) donc je suis impatiente d'avoir à mon tour entre les mains quelques dossiers sur lequels plancher le soir et le week-end. Début de ce projet: jeudi!

Je vous tiendrai bien évidemment au courant de l'évolution de tous ces projets caritatifs!

signé: Sainte Natacha (qui montra en exprès au paradis...ben oui, les poches vides, ça pèse moins lourd!)

12 novembre 2013

Happy Diwali in Rajasthan

A l'occasion de la fête de Diwali, nous avons profité de quelques jours de congé bien mérités par Vincent pour nous évader de Bombay et découvrir la région du Rajasthan. Mais avant de vous raconter toutes les belles choses que nous avons vues, arrêtons-nous un instant sur cette fête de Diwali, aussi appelée fête des lumières et qui est l'équivalent de Noël chez nous. Visuellement, ça ressemble effectivement à la fête des lumières de Lyon car chaque maisonnée se pare d'une multitude de petites bougies placées devant les portes, sur le rebord des fenêtres ainsi que sur les toits en terrasse.

Happy Diwali

Auditivement par contre, ça s'apparente plutôt à un 14 juillet version Bagdad car les feux d'artifices, fusées et pétards en tout genre fusent en continu de partout: rues, ruelles, toits... on dirait que plus l'endroit est exigu, plus les indiens trouvent ça drôle! Pas moi en tout cas qui me suis retrouvée pétrifiée au milieu d'une rue ne sachant plus où passer car les pétards éclataient de tous les côtés, et surtout au milieu de la chaussée (résultat final: les deux index bien enfoncés dans les oreilles, j'ai piqué un sprint au milieu des fusées pour le plus grand fou-rire de Vincent....) Notons tout de même que chaque année, on compte des centaines de blessés dans chaque ville à cause de ces feux d'artifices amateurs. Religieusement, cette fête hindoue correspond au retour de Rama, le roi mythique héros du Ramayana, et de son épouse Sita dans leur capitale où les habitants avaient fait une "rangée de lumière" (Diwali en sanskrit) pour éclairer leur retour.

Enfant jouant avec des feux de bengale (sans la présence d'adulte, évidemment!)

Après cette interlude culturelle, venons en maintenant au cadre dans lequel nous avons passé cette célébration: le Rajasthan. Située dans le nord-ouest de l'Inde, cette contrée aujourd'hui très touristique était le haut-lieu des maharajas (rois indiens) qui ont laissé derrière eux nombre de palaces, forts et héritage culturel très riche. Nous avons tout d'abord été éblouis par Jodhpur, surnommée la "ville bleue" à juste titre car quasiment toutes les maisons de la vieille ville sont peintes traditionnellement en bleu. De son imposant fort Mehrengarh, la vue de la ville en contrebas est tout simplement magique. C'est là que nous avons aussi passé Diwali, à regarder (de loin!) les feux d'artifices depuis les toits des havelis, ces demeures traditionnelles du Rajasthan coiffées de toits en terrasse où il est bon de dîner ou se prélasser le soir venu. Nous avons ensuite visité Jaipur, la "ville rose" à cause de ses murs peints en rose-brique pour imiter le grès rouge de la région de Delhi. Plus touristique et plus étendue, c'est la ville que nous avons le moins apprécié même si le fort d'Amber au lever du soleil a réussi à nous faire remonter le temps et à nous faire saisir l'ambiance qu'il pouvait régner à l'époque royale. En redescendant vers le sud, nous avons fait un petit stop à Bundi, charmante petite ville à flanc de colline, de nouveau surplombée par un fort et  un ancien palais. Là, nous avons pris le temps de flâner dans le palace abandonné ainsi que sur les remparts du fort, loin de la foule et des attrape-touristes. Très calme et authentique, Bundi a été mon coup de coeur! Enfin, nous avons fini notre petit circuit par la très prisée Udaipur dont la vieille ville se concentre autour du paisible lac Pichola paré de palais sur l'eau. Les touristes étaient de nouveau au rendez-vous mais nous sommes tout de même parvenus à nous trouver des endroits calmes et pas trop fréquentés afin de savourer nos derniers instants au Rajasthan. Et pour clore ce chapitre savoureux, nous avons pris un cours de cuisine afin de maîtriser les bases de la cuisine indienne. Un vrai séjour riche en belles images et culture!

Bises rajasthanies

p.s: je vous ai concocté une petite séléction de photos qui rendent difficilement la démesure des forts et des palais mais qui vous donneront quand même un avant-goût des belles choses qu'on peut décourvrir au Rajasthan...

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2 novembre 2013

Symphonie de klaxons

1er novembre 2013 à 19h, carrefour de Vakola (rien de spécial ce jour-là, trafic classique comme tous les autres jours de la semaine)

Ca se passe de commentaires!

25 octobre 2013

Vakola Village

Dans mon précédent message, je vous ai promis de vous faire découvrir Bombay. L'immensité de cette ville étant paralysante, je vais m'y attaquer quartier par quartier pour essayer de la dompter. Et si nous commencions par le quartier où nous habitons? Allez, suivez-moi, nous pénétrons dans les ruelles de Vakola...

Vakola est un quartier populaire situé à l'est de la station ferroviaire Santacruz (les gares sont les repères dans la ville). Même si les différentes religions se mélangent harmonieusement ici, parfois il y en a une qui prend le dessus dans un quartier. C'est le cas chez nous où c'est le christianisme qui prédomine. Résultat: des croix chrétiennes jalonnent chaque coin de rue, les écoles sont tenues par des bonnes sœurs et des prêtres et Vincent et moi sommes officiellement "fiancés" afin de pouvoir habiter sous le même toit sans prendre le risque de brûler dans les flammes de l'enfer!

Hormis ça, nous avons l'impression de vivre dans un petit village car la zone où nous habitons est constituée de petites maisons de un ou deux étages maximum et les immeubles sont moins denses qu'ailleurs. Les ruelles au pied de notre petit immeuble sont tellement étroites qu'elles sont piétonnes ce qui rajoute au côté "bourg" et instaure un calme qui n'a pas de prix. Le christianisme ambiant n'empêche pas d'avoir une mosquée très proche à vol d'oiseau mais on s'habitue très vite aux appels à la prière cinq fois par jour et on n'entend déjà presque plus celui de 5h30 du matin!

Ce qui est agréable à Vakola c'est qu'il y a très peu d'expats (on n'en a pas croisé un pour l'instant) du coup on a l'impression d'être plus intégré à la vie locale (beaucoup plus qu'au Cambodge par exemple). Le revers de la médaille c'est qu'il faut s'adapter au style vestimentaire du quartier donc pas question pour une femme de dévoiler un bout de mollet ou l'ombre d'une épaule! Je me fais suffisamment remarquer (ou plutôt fixer!) comme ça en tant que seule "blanche" du coin donc pas la peine d'en rajouter! Je me plie aux exigences culturelles et garde mes robes et mes jupes trop courtes pour la maison ou des quartiers plus occidentalisés.

En conclusion, on s'est bien adapté à Vakola qui en retour nous a bien adopté. Dans cette petite communauté, le mot s'est passé que deux étrangers (dont un très grand!) avaient établis leurs quartiers dans la chrétienté. Du coup les regards sont moins méfiants, les visages se décrispent et on aperçoit parfois l'esquisse d'un sourire! Allez, je vais faire un tour à la messe pour marquer encore plus de points et faire copine de bancs avec mes voisines... ;-)

Bises crucifixiennes

Natacha

p.s. 1: allez jeter un œil au premier album photo qui rassemble quelques clichés du quartier!

p.s 2: avec Vincent on s'est amusé à faire une vidéo-visite-guidée de notre apart que vous pouvez voir sur son blog: http://tcheaupaysduchai.kazeo.com/23-10-2013-au-calme,a3844051.html

17 octobre 2013

Une savoyarde dans la ville... et quelle ville!

Namaskar! (Bonjour!)

Voilà maintenant un mois jour pour jour que j'ai débarqué à Bombay (ou Mumbai) en Inde pour rejoindre les beaux yeux bleus de Vincent, mon copain rencontré au Cambodge (voir précédent blog: http://cambodgetcha.canalblog.com/)

Ca été difficile pour moi de donner des nouvelles plus tôt (et je m'en excuse platement) car quand on débarque en Inde pour la première fois, on se sent un peu assomé. La chaleur humide (85% d'humidité actuellement) vous colle une bonne droite, la foule grouillante enchaîne avec un crochet du gauche et le vacarme urbain vous achève avec un bon uppercut, vous laissant K.O. dans les caniveaux pestilentiels de la ville qui ne dort jamais.

Même si le choc n'a pas été aussi important que ce que j'attendais, le premier jour où j'ai dû me débrouiller seule, sans Vincent (parti sauver les pauvres des bidonvilles), et bien je n'en menais pas large! Difficile de décrire exactement ce qu'on ressent en arpentant les rues saturées de ce monstre de ville, mais voici quelques chiffres pour que vous vous fassiez une petite idée:

  • Population de Bombay et son agglomération: 20 millions d'habitants (1ère ville la plus peuplée d'Inde et 5e agglomération la plus peuplée au monde... gloups!)
  • Densité de population: 22 000 hab. / km2 (vive les sardines!)
  • Superficie: 603 km2 (à titre indicatif, Paris fait 105 km2)

Si comme moi, tous ces chiffres ne vous parlent pas, voici une petite vidéo qui démontre à quel point ça fourmille!

Vous l'aurez compris, la vie à Bombay peut rapidement devenir éreintante, voire infernale. Première stratégie pour survivre: trouver un logement calme pour récupérer du brouhaha quotidien, ce que Vincent avait brillamment fait avant que je n'arrive. Notre apartement est si calme qu'on entend parfaitement les avions décoller de l'aéroport tout proche... Si, si, c'est un bon signe (enfin c'est ce qu'on me dit!) car dans la plupart des endroits de la ville on ne remarque même pas le trafic aérien des trois aéroports tellement le bruit de la rue est assourdissant! Conclusion: amis de Roissy, estimez-vous heureux car ici c'est un luxe de pouvoir entendre les avions décoller et atterir...;-) Seconde stratégie pour ne pas complètement dérailler ici: limiter au maximum le temps passé dans les transports. En effet, la ville est tellement étendue qu'on peut facilement perdre 3 à 4 heures par jour dans les transports tout simplement invivables aux heures de pointe. Prenez une densité de festival (genre Musilac) que vous transposer dans un wagon de train par 35°C... Autant vous dire que ça mouche rouge lorsqu'il s'agit de monter ou de descendre du wagon en question (âmes sensibles s'abstenir). Si l'on a pas le courage d'affronter la violence du train, on peut toujours sauter dans un rickshaw (les petits véhicules jaunes & noirs que l'on voit sur la vidéo) si la distance à parcourir n'est pas trop longue mais là c'est embouteillages garantis sur fond de cacophonie de klaxons et effluves de pots d'échappements (asthmatiques s'abstenir!). Troisième et dernière stratégie pour ne pas finir à Sainte-Anne: trouver des oasis de calme. Vu la population, chaque centimètre carré est précieux ici est vous vous douterez que la priorité n'est pas donnée aux espaces verts mais plutôt aux immeubles de béton et au développement anarchique des bidonvilles. La verdure est donc une denrée rare et la recherche de ces bulles d'oxygène s'apparente à la quête du Graal! Mais petit à petit on découvre des lieux pour s'aérer l'esprit et reposer nos tympans écorchés. 

Bref, comme vous pouvez le constater, je n'ai pas choisi la ville la plus facile au monde pour me retrouver en recherche d'emploi dans une mégalopole où je ne connais personne hormis Vincent! Mais j'ai décidé de ne pas me laisser avaler par cette ville et conserver un certain dynamisme malgré mes journées "Desperate Housewives". Je vais donc profiter de ce blog pour vous faire découvrir Bombay et l'Inde à plus grande échelle: Chalo! (c'est parti!)

Natacha

p.s: Vincent tient également un blog depuis son arrivée ici. N'hésitez pas à y jeter un oeil: http://tcheaupaysduchai.kazeo.com/

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Tcha in India
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